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07 avril 2009

Critique d'une internaute.....

707210766.jpgJ'AI TROUVE CETTE CRITIQUE PARFAITEMENT ADAPTEE AU SPECTACLE..........

Avec quarante-cinq ans de carrière, et plus de 30 millions de disques vendus, des tournées triomphales, un spectacle musical sur l'Empereur, une présence scénique et une plume d'auteur exceptionnelle, chaque nouvelle apparition de Serge Lama est un évènement.

Déjà depuis l'album précédent, "Feuille à feuille", ses spectacles sont simples dans leur infrastructure... et vous allez vite comprendre pourquoi. Là, dans ce très beau théâtre de Beaulieu à Lausanne, l'artiste nous invite à un voyage musical de plus de deux heures simplement accompagné d'un accordéoniste et d'un guitariste.

Il est 20h40. Voilà que Serge Lama entre sur scène, seul, et nous interprète "Femmes femmes femmes", avant de nous présenter ses deux musiciens : Sergio Tomassi, qui non seulement a supervisé les arrangements de cette nouvelle tournée, mais a signé la réalisation du dernier album en date, l'excellent "L'âge d'horizons", et qui avec son accordéon unique et assemblé de sons de tous instruments, fait office d'homme orchestre. Et au générique de ce spectacle, aussi, un guitariste aux multiples talents. Il s'appelle Philippe Hervouët (photo ci dessous)

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Et ce spectacle magique va nous réserver de nombreuses surprises, autant dans le choix des chansons que dans les interprétations. "Mon ami, mon maître" est le titre suivant, puis un nouveau, "Grosso Modo", et comme le dit très bien Serge Lama, le public en général n'aime pas quand on lui propose des nouvelles chansons, qui jamais ne sont diffusées en radio... mais si il n'y a pas de nouvelles chansons, un jour il n'y en aura pas d'anciennes non plus. Très bien dit ! Et avec une formation si réduite sur scène, et un dépouillement total, on revisite non seulement les tubes et les incontournables, mais on permet de faire découvrir de façon plus qu'originale les fameuses nouvelles chansons.

Puis, justement, un incontournable vient agréablement chatouiller nos tympans, c'est le génial "C'est toujours comme ça la première fois". Il nous fait remarquer qu'au temps où il avait écrit cette chanson, il n'y avait pas de viagra... donc les hommes se croyaient plus forts que le loup, et finalement les bras en croix, ils ne tenaient plus debout... Puis, un des plus beaux bijoux du dernier album, "Alors que l'on s'est tant aimé", d'une douceur infinie et interprétée avec toute la retenue nécessaire.

Durant tout le spectacle, Serge Lama va nous gâter avec des chansons qu'il n'a pas l'habitude de proposer à son public en concert... et voilà la première d'entre elles, "Je t'aime", tirée de son album "je t'aime" de 1987. Un petit retour sur le nouveau disque avec le titre-souteneur en radio, "Les hommes et les femmes", très efficace et accordéonistiquement magnifique. Et encore une surprise.... "La salle de bains" est un petit chef d'oeuvre d'humour grivois.

S'en suit un titre que j'aime particulièrement, au point de vue personnel, parce que c'est l'une des chansons du premier disque de Serge Lama que je possédais à la maison chez mes parents. C'était au début des années 80 et c'était un 33-tours, qui portait justement ce titre, "Souvenirs attention danger". Cette merveilleuse chanson accompagnera une grande partie de ma prime jeunesse. Et c'est un plaisir que de la retrouver dans cette tournée. Après nous partons pour "L'Algérie", divinement bien interprétée et avec cette puissance vocale si particulière à Serge Lama et si reconnaissable. Chanson forte et importante dans sa carrière. (ci dessous, Sergio Tomassi)

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A nouveau un morceau du dernier album en date, "Verbaudrinlaine", et pour remplacer la fille de Sergio Tomassi qui chante en duo avec Serge Lama sur le disque, ce sont Sergio lui-même et Philippe Hervouët le guitariste qui se chargeont des secondes voix... avec un petit jeu à la Jacques Martin dans l'Ecole des fans entre eux... très amusant. La chanson qui suit sera la seule tirée de son avant-dernier disque "Feuille à feuille", qui s'appelle "Les poètes". Sublime ôde à ces magiciens des mots, et la phrase peut être la plus boulversante, "reste à distance Dieu, ne t'approche pas d'eux".
Chanson à voix ensuite, et gros succès, "Chez moi", qui précèdera "J'arrive à l'heure", nouvelle chanson très forte avec beaucoup d'émotions, surtout dans la dernière ligne, "c'est sans remords et sans tabou que j'arrive au bout"... au bout de la vie en fait. Un petit cadeau à nouveau, avec un titre rare en concert, qui rappelle curieusement "L'enfant au piano" par la sensibilité du piano, et qui parle de la mort... une vraie chanson triste mais pas larmoyante, avec des paroles fortes, et je vous conseille vivement de la découvrir si vous ne la connaissez pas, "Toute blanche".

Le moment est venu de présenter l'équipe technique de cette nouvelle tournée (qui d'ailleurs en était seulement à sa quatrième date le soir du 7 mars - ils ont commencé au début du mois). Et sur "Je t'aime à la folie", que le public reprendra en choeur, Serge Lama rend hommage aux gens du son et de la lumière ainsi que du vendeur de programmes, ce que j'ai trouvé très bien. Il est en effet important à mes yeux de mettre en avant tout le monde sans exception car chaque "petite main" a son importance.

Pour évoquer la chanson qui va suivre, tirée de son dernier opus, "Objets hétéroclites", c'est avec moult prévenances et avertissements qu'il parle au public du sujet plutôt osé qu'il y aborde... et quand on écoute le texte, c'est très subtilement écrit, et comme il le dit lui même dans le préambule aux spectateurs, certains termes sont un peu trop techniques... Bref une chanson très amusante... immédiatement suivie de l'incontournable "Petites femmes de Pigalle" que tout le monde évidemment a chanté avec l'artiste.

Autre morceau peu connu du grand public, que Serge Lama nous fait découvrir, "L'esclave" est le titre suivant. Il nous offre une interprétation grandiose en mimant la mort d'un homme, saisissant... Et l'étonnement ne s'arrête pas là... Voilà que Sergio Tomassi son accordéoniste, démarre seul une mélodie qui n'est pas inconnue... et on reconnaît "Napoleone", l'un des titres du grand spectacle musical "Napoléon" qui fut joué de 1984 à 1986 à PARIS puis en tournée jusqu'en 1989 !

 

Et pendant plus de quinze minutes, c'est un petit festival avec des titres tirés de cette comédie musicale... quel plaisir de réentendre ces petits trésors. Nous avons eu droit à "La lettre à Joséphine", "Le mémorial" et l'excellent et tellement d'actualité "La crainte et les intérêts". Merci pour ce petit cadeau qui en a enchanté plus d'un dans le public !


Dernier nouveau morceau, "D'où qu'on parte" est le premier du disque et un des plus efficaces aussi. Elle plaît déjà beaucoup, à entendre les réactions. Après une ovation de trois minutes, Serge Lama revient et nous interprète avec une infinie douceur l'un de ses chefs d'oeuvre, "Une île", qu'il est toujours bon de redécouvrir en concert. Et c'est l'une des plus belles surprises de cette soirée, "Marie la Polonaise", qui fut interprété avec une passion et une puissance de feu... nous sommes tous en transe devant tant de perfection.

En guise d'adieu, un exceptionnel "Je suis malade", avec le dernier couplet chanté a capella sans micro s'il vous plaît ! Les spectateurs sont médusés et sous un charme tel que j'ai vu perler quelques larmes au coin des yeux de certains. Après des applaudissements nourris et des acclamations, le rideau se ferme et Serge Lama revient au-devant pour nous remercier et nous interpréter a capella une de ses premières chansons, très sombre, "Et puis on s'aperçoit"... laissant ensuite le public totalement conquis et avec des étoiles dans les yeux.

Un véritable choc que ce concert et ce personnage impressionnant qu'est Serge Lama. A chaque fois on est conquis, mais ce soir là, cela fut vraiment un chef d'oeuvre de bout en bout... une voix totalement parfaite à chaque instant, une mise en scène et une interprétation pensée pour chaque syllabe chantée, un regard juste et posé au bon endroit et au bon moment... j'ai cru voir Jacques Brel ! Et quelle liste de chansons...! Tout pour plaire et faire découvrir aux gens des morceaux plus rares... Merci Monsieur Lama, ce fut un enchantement !

 

 

02 mars 2009

Découvrez l'intégralité des paroles des chansons de S.Lama...

Merci à Pascal pour cette "trouvaille"

08:59 Publié dans 4-DISCOGRAPHIE | Lien permanent

24 octobre 2008

NOUVEL ALBUM : "l'age d'horizons"

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A 65 ans, Serge Lama termine son dernier album, L'Age d'horizons, prévu pour le 3 novembre prochain.
Depuis son dernier disque, Accordéonissi-mots, sorti en 2006, l'interprète des tubes comme D'aventure, Je suis malade ou Les petites fem
mes de Pigalle, peaufine son retour.

Le Parisien révèle que le chanteur mise sur un disque intimiste et acoustique, entre cordes élégantes et accordéon discret, swing enlevé.
Le quotidien précise que certains titres, comme Tant aimés ou J'espère, sont même bouleversants.
Le 16 novembre prochain, Serge Lama présentera ce nouveau disque chez Michel Drucker, dans un Vivement Dimanche exceptionnel. On a hâte. Voici en exclusivité tous les titres de l'album:

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LE 13/02/09 Dans LEDEVOIR.COM : Seize chansons admirables, importantes. Arrangées avec goût. Chantées avec clarté. Qui disent comment, pour pas mal de gens arrivés à la cinquantaine, la soixantaine, l'existence est perçue, ressentie. Les peurs, les espoirs, les lassitudes, les renoncements, les indignations, les désillusions, les ferveurs intactes. Cet énième album, sept ans après Feuille à feuille, nous fournit l'occasion de réaffirmer ceci: Serge Lama est le grand mésestimé de la chanson française. On pense toujours à ses gauloiseries, Les P'tites Femmes de Pigalle et autres Superman, mais c'est aussi l'homme des Ballons rouges, des Glycines, de L'Esclave. On aura tendance ici à ne retenir que la chanson la plus légère -- la charmante et fort bien écrite Les hommes et les femmes, donnée sur une musique manouche irrésistible -- , et on aura tort. Parce qu'il y a peu de disques à la fois aussi lucides et bien tournés, de bout en bout. Jusqu'à la mort, qu'il affronte de front dans J'arrive à l'heure. Exemplaire. - Sylvain Cormier

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«MAINTENANT, J'AI ENVIE

D'ÊTRE HEUREUX»

25 octobre 2008 - ENTRETIEN MANUELA GIROUD

931981_normal.jpgArrivé à ce que son nouvel album appelle «L'âge d'horizons», ses rêves de gloire assouvis, Serge Lama aspire désormais à la sérénité.

Ce qui frappe d'emblée, c'est cette force vitale qu'il dégage. Serge Lama a beau avoir 65 ans et souffrir depuis quarante ans des séquelles d'un terrible accident de la route, il est un homme debout. Force de caractère, force d'un répertoire - de la noirceur à l'humour polisson, le spectre est large - inscrit pour une bonne partie dans la mémoire collective.

Son nouvel enregistrement, «L'âge d'horizons», contient deux chansons bilans particulièrement fortes («D'où qu'on parte» et «J'arrive à l'heure»). C'est donc tout naturellement que la conversation a roulé sur le temps qui passe.

«Ma vie s'éloigne à vue de deuils», écrivez-vous. Un peu funèbre, non?

Oui, mais j'ai depuis mes débuts des chansons qui sont extrêmement noires... On dirait que la vie d'un homme, c'est la vie du Petit Poucet. Ce sont les êtres chers, amis ou amours, qu'on perd tout au long de sa vie et qu'on met dans un trou, qui sont les cailloux du Petit Poucet qu'on sème derrière soi, et pour retrouver quel chemin? Comme si on devait revenir en arrière pour retrouver sa maison.

Vous semblez encore bien jeune pour chanter «J'arrive à l'heure où même vivre est fatigant (...) où survivre est un effort».

J'arrive à l'âge où les choses quotidiennes sont un peu plus difficiles. Vous pouvez encore les faire, mais elles vous coûtent davantage... Quand les gens me voient, ils me disent que je suis un jeune homme, mais je souffre de plus en plus de l'accident que j'ai eu; tous les boulons se cognent entre eux et peut-être que dans dix ou quinze ans j'aurai du mal à lacer mes chaussures. Je trouve aussi qu'on a peur de parler de l'âge. Je crois qu'il faut définir ce qu'on est avec une sorte de brutalité, d'énergie et presque de santé. C'est une de mes forces: j'arrive à le dire sur un tel ton qu'on me croit à peine.

«C'est sans remords et sans tabous que j'arrive au bout»: avec quelques regrets quand même?

Non, très peu, parce que je considère que ce qu'on a raté, c'est de sa faute. A partir du moment où c'est de ma faute, je ne peux pas avoir de regrets. Je n'ai pas de remords parce que j'ai fait ce que j'avais envie de faire, ma vie a été vraiment bien remplie... Je suis «sans tabous» aussi, je me suis libéré des carcans du catholicisme. Sans aller dans des folies, j'ai acquis la liberté du corps. Dans la mesure où Dieu existe, je ne pense pas que ça le gêne beaucoup (rires), il dira plutôt «pourquoi pas»!

Comment définissez-vous «L'âge d'horizons» qui est le vôtre aujourd'hui?

C'est le moment, vers la cinquantaine, où on est un peu libéré de sa quête de réussite. La quête artistique, le plaisir de la création restent, mais on est débarrassé de cette quête effrénée et angoissée d'avoir son nom tout en haut de l'affiche. On est débarrassé aussi de la deuxième phase du succès, qui consiste à se maintenir à cette hauteur-là... La gloire finalement est faite pour les jeunes. Il faut être jeune, con comme un jeune, pour avoir envie de la gloire, parce qu'en fait c'est très lourd. Quand la gloire est passée, reste l'affection. A une époque, il fallait aller me voir parce que j'étais le chanteur à la mode. Maintenant on vient me voir parce qu'on m'aime... c'est un peu plus reposant.

C'est à ça que vous aspirez aujourd'hui, à un certain repos?

Pour les dix ans à venir, je souhaite que ça reste comme aujourd'hui, que je ne souffre pas trop physiquement pour pouvoir m'exprimer sur scène, que j'aie toujours ma tête à moi pour écrire des chansons et que je sois bien entouré. Et que ce soit paisible. J'ai une soif de bonheur, l'heure est venue d'être un peu heureux.

Vous avez eu plus de gloire que de bonheur jusqu'ici?

C'est certain. Avoir un fond de sauce un peu plus heureux pour finir ma vie, ce serait pas mal. Etre tranquille avec quelqu'un, et puis voilà. Ce que j'avais à faire, je l'ai fait, ce qu'il me reste à faire, je le ferai (rires)... mais tranquillement!

uot;>Aux dernières nouvelles, il revisitait ses succès en duo avec Lynda Lemay, Enzo Enzo, Annie Girardot, Lara Fabian, Isabelle Boulay, Lena Ka…. Du plus loin qu'on s'en souvienne, les femmes lui ont donné la réplique. Autrefois, elles se prénommaient Juliette, Régine, Nana, Dalida. Ainsi va l'amour quand on a, comme Serge Lama, un cœur de paillettes.

En 2003, juste avant l'album « Pluri((elles)) », le 11 février, Serge Lama soufflait ses soixante bougies à Bercy. Puisqu'il se sent sur scène comme chez lui, normal qu'il y célèbre ses anniversaires. D'ailleurs, le 11 février 1964 il fêtait déjà sa majorité en se produisant pour la toute première fois. C'était sur l'estrade de l'Ecluse avec le quai des Grands Augustins à l'horizon et le nom de Barbara tout en haut sur l'ardoise. Si mi la ré sol do fa…

Le dernier album de chansons originales de Serge Lama, « Feuille à feuille », remonte à l'hiver 2001. L'auteur-interprète renonçait au temps de la rengaine pour un feutré frissonnant. Le ton rappelait le mi-voix des « Ballons rouges », d'« Une île », de « L'enfant d'un autre », du « 15 juillet à 5 heures », de « La vie Lilas ». « J'ai été prisonnier du piano pendant presque toute ma carrière, explique-t-il. Il m'obligeait à chanter en surenchère alors que la guitare me donnait plus de légèreté ».

Sept ans plus tard, il livre « L'âge d'horizons », un album fleuve (16 chansons) arrangé par l'accordéoniste Sergio Tomassi qui signe en outre quatre mélodies. Les autres compositeurs sont deux autres fidèles : Yves Gilbert et Christophe Leporatti. Serge Lama s'explique : « Pour moi, en terme de couleurs, « L'âge d'horizons » s'inscrit dans la continuité de « Feuille à feuille », à la différence près qu'il y a plus de chansons érotiques dans ce dernier ». Les chansons révèlent une fois encore toute la sensibilité de Serge Lama, sa profondeur aussi, trompant sa mélancolie avec quelques gourmandises (« Socrate », « Que viva Vivaldi »).D'aventures en mésaventures, Serge Lama raconte les aléas d'un homme parvenu à « L'âge d'horizons ». L'album s'ouvre sur « D'où qu'on parte », une ode à la destinée, de l'origine à l'épilogue, soutenue par des cordes classiques et des percussions cœurs battants. Une magnifique entrée en matière pour un disque qui renferme son lot de chansons-bilans comme Serge Lama les chérit. « L'expérience ne vous rend pas malheureux, elle ne vous rend pas heureux non plus », dit-il.

Dans la même veine, il y a « J'espère » ou encore « J'arrive à l'heure (le cocotier) ». Cette dernière, l'un des temps forts du disque avec notamment « La lampe à pétrole » - dédiée à sa grand-mère -, met en valeur le talent de l'auteur traquant les lieux communs pour mieux les contourner. « C'est sans remords et sans tabous / Que j'arrive au bout », chante-t-il, lui qui se dit parvenu à quelques mètres de la ligne d'arrivée. Avant de préciser, malicieux : « On a tort de penser que mes chansons sont autobiographiques, souvent je m'inspire de la vie des autres ». Mais qu'on ne s'y trompe pas : à « L'âge d'horizons », elle court toujours la maladie d'amour. « Les femmes veulent plaire / Les hommes veulent gagner », chante Serge Lama le temps d'une ritournelle enlevée, où « Les Hommes et les Femmes » s'amuseront à reconnaître le caractère de l'autre. L'artiste qui compte parmi les plus populaires de France, autant que les Sardou et Aznavour, parle au présent des sentiments. Même s'ils souffrent d'usure (« Alors que l'on s'est tant aimé », « Une histoire de rien ») et même si à la chair se substitue toutes sortes de gadgets surréalistes. La mode est aux sex-toys, la tendance ne peut qu'intriguer et amuser Serge Lama qui y consacre une chanson, « Objets hétéroclites », fait de mots rares et choisis. Un régal de sons et de doubles sens qui fait d'elle l'autre temps fort du disque.

Adolescent, Serge Lama lisait Rimbaud, Baudelaire, Sade et Guitry. Il en reste quelque chose. Il se dit l'enfant de Piaf, de Brassens, de Brel et de Bécaud. Entièrement d'accord, même s'il n'est plus à l'âge des comparatifs. Il est Serge Lama et nous ça nous va.

Quelques photos en studio pour ce nouvel Album...

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SUITE DE CES PHOTOS DANS L'ALBUM "LES ANNEES 2000"
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YVES GILBERT AVEC LE DISQUE D'OR DE SERGE

21 mai 2008

DERNIER ALBUM / DVD LIVE MARIGNY 2005

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Serge Lama fait partie de ces artistes qui semblent traverser les époques sans prendre une ride. Ses 40 ans de carrière ne laissent sur son visage que les signes séduisants d’une vie altruiste consacrée à offrir le meilleur de son talent à un public toujours prêt à reprendre en coeur les refrains passionnés de ses chansons. Avec le DVD Vidéo Accordéonissi-mots édité par Warner Vision France, le chanteur nous revient dans un spectacle proposant une ambiance acoustique et feutrée pour un récital des plus exceptionnels.

Une voix, un accordéon, l’accord parfait
La tournée « Accordéonissi-mots » entamée par Serge Lama en 2004 se poursuivra à partir de février 2006 pour le plus grand bonheur de ses fans. Un spectacle que le chanteur a souhaité porter dans les petites salles proches du public qui l’a soutenu tout au long de sa carrière. L’édition DVD de cette tournée nous propose de voir, d’écouter, de vivre et de ressentir les titres que le chanteur interprète de façon très personnelle, accompagné d’une musique édulcorée de tout artifice superflu, laissant avant tout place à l’accordéon. Un spectacle enregistré lors de la représentation effectuée le 1er octobre 2005 au Théâtre Marigny.
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Le meilleur de Serge Lama vient flatter les oreilles de l’auditoire qui peut redécouvrir chacun des titres qui ont été des succès depuis les années 70-80 dans une nouvelle interprétation, plus intime, plus confidentielle. Le chanteur se livre sans retenue à cet exercice de style et livre au public un concert empreint de générosité, de don de soi et de renouveau.

L’émotion est renforcée par le choix judicieux du musicien d’exception qu’est Sergio Tomassi, dont l’accordéon magique répond aux émotions de Serge Lama et s’exprime en harmonie totale avec la voix du plus grand monsieur de la chanson française encore en activité. Il en résulte une prestation charismatique des duettistes qui offrent deux heures et quart d’authenticité, de bonheur pour les yeux, les oreilles et le coeur. Un spectacle qu’on ne peut oublier.

Serge Lama reste fidèle à ce que ses fans connaissent de lui et n'a pas perdu en qualité. Son interprétation est magistrale et l’artiste vit ses chansons avec intensité, passant de la tristesse à la gaieté, tantôt théâtral et démonstratif, tantôt charmeur et émouvant. Un spectacle vivant, assurément inoubliable, que l’édition DVD Vidéo retranscrit avec vérité sous le regard talentueux du réalisateur qui a su filmer Serge Lama comme ont pu l'être en leur temps Yves Montand Barbara ou encore Jacques Brel, c'est-à-dire proposant des gros-plans impressionnants.

Une mise en images qui invite le chanteur dans votre salon pour un récital dont l’intensité émotionnelle a été superbement capturée et vous est restituée dans un format 16:9 de qualité ou l’image bénéficie d’une compression idéale ne laissant jamais apparaître d’artéfacts disgracieux. L’atmosphère feutrée, simple et intimiste de la scène n’y est certainement pas étrangère et c’est tant mieux pour le spectateur.
A l’écran, la parcimocieuse lumière contribue à installer l’auditoire dans une ambiance très personnelle au sein de laquelle le chanteur et son accordéoniste échangent regards, sourires et gestuelle complice. Formidable artiste de scène, Serge Lama vit chacune de ses chansons avec une intensité émotionnelle imagée et s’avère plus théâtral que jamais.

Sans artifices, sans trompe l’oeil, le spectacle de Serge Lama est composé ingénieusement de l’essentiel : la voix remarquable de l’artiste à la présence scénique incomparable, accompagnée par l’accordéon émouvant de Sergio Tomassi. Un choix de mise en scène que seuls les professionnels aguerris peuvent se risquer à offrir à un public exigeant. Un cocktail qui fonctionne à merveille et qui mêle la beauté des textes, des mots, de la musique et des voix.

Les textes souvent tristes, parfois tragiques, sont mêlés aux musiques mélancoliques ou plus joyeuses. Servies avec dramaturgie, fantaisie, humour ou caricature, ces interprétations donnent parfois la larme à l’oeil pour mieux rebondir vers un sourire. Si l’accordéon M.I.D.I. (Musical Instrument Digital Interface) de Sergio Tomassi est équipé pour délivrer bien d’autres sonorités, hautbois, cuivres ou piano, tout est cependant joué au doigt et en direct, constituant une belle leçon de musique et de dextérité.

En Dolby Digital 5.1 ou en DTS, retrouver chez soi l'ambiance de Marigny et d’un Serge Lama au mieux de sa forme est un régal pour les oreilles. Le mixage propre et l’ambiance chaleureuse d’un public respectueux de l’artiste sont retranscrits fidèlement en qualité numérique. Confortablement installé dans votre canapé, vous êtes plongé au coeur de la foule de Marigny et ne perdez rien du spectacle. Un sans faute. A noter que la bande sonore du spectacle est aussi proposée en Stéréo 2.0 pour les petites configurations.

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Le DVD Vidéo est agrémenté d’une section Bonus dans laquelle un documentaire de 24 minutes donne la parole à Serge Lama qui nous raconte comment le spectacle est né, s’est affiné et a muri pour atteindre son niveau qualitatif actuel, fixé sur le DVD. La seconde partie du Bonus est consacrée à Sergio Tomassi, à son parcours et sa complicité avec Serge Lama. Le bonus est un peu court et l’on aurait aimé avoir quelques images supplémentaires issues des coulisses, ou encore un diaporama de la tournée, dommage

Rédacteurs : Cédric Bachelier, Alexandre Baud, Frédéric Beaufrere, Johan Belleville, Laurent Berry, Stephane Boudou, Delphine Bourgeois, Jérôme Brusseau, Christophe Butelet , David Darmon, Justine Denis, Frédéric Deschryver, Vincent Devulder, Isabelle Dherouville, Pierre Dubarry, Yannick Evain, José Evrard, Sylvain Fossey, Emmanuel Galais, Grégoire Garrido, Christophe Gauthier, Philippe Gourret, David Guillet, Arnaud Herpin, Robert Kalophtalmos, Frédérik Kapler, Sebastien Keromen, Cyril Lequy, Véronique Levrier, Jean-Baptiste Moreau, Geoffrey Morlet, Fabrice Navarro, Bruno Orru, Nicolas Polteau, Loïc Pontani, Jean-Luc Richter, Julien Sabatier, Guillaume Simon, Laurent Triches, Fabrice Valentin, Simon Volant, Arnaud Weil-Lancry.

ET LE DOUBLE CD LIVE MARIGNY 2005...


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ET DEPUIS LE 7 DECEMBRE 2004: DVD et CD LIVE BERCY 2003...
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ET TOUJOURS DANS LES BACS...
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01 février 2008

YVES GILBERT:"Grand prix de la SACEM 2005"

Si les compositeurs ne se comptent plus, de plus en plus interprètes d’ailleurs, les bons compositeurs sont rares, et tout particulièrement ceux qu’on pourrait appeler les « mélodistes », parce que leurs thèmes se retiennent, se fredonnent, se reprennent. Depuis toujours, on n’en trouve guère qu’une poignée par décennie, au point qu’on pourrait parfois les compter sur les doigts de la main de Django (qui n’en avait que trois, doigts !), même si leurs refrains traversent allègrement le temps et se déclinent finalement sur trois notes ou trois mots, longtemps, longtemps, longtemps après que le poète (air connu)…

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Il y a eu ainsi les années Scotto, Monnot, Giraud puis, plus récemment, les Papadiamandis, Bourtayre, Bourgeois, Vincent, Revaux, Renard, souvent liés à un interprète ou auteur-interprète avec lequel ils ont cheminé : Sardou, Mitchell, Delpech… Car le secret, c’est bien sûr la rencontre, le syndrome Souchon - Voulzy en quelque sorte. Dans le cas qui nous occupe, Souchon s’appelle Serge Lama et Voulzy Yves Gilbert, si l’on peut dire, et leurs chansons font définitivement partie de nous, chantent en nous sans qu’on y pense, sans même qu’on le sache parfois…

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YVES GILBERT AVEC LE DISQUE D'OR DE SERGE (L'AGE D'HORIZONS)
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11:35 Publié dans 1-YVES GILBERT | Lien permanent